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Laurent CARRATALA (titulaire) et Maria del
Pilar PENALVER (suppléante)
Candidats présentés par le Parti
Communiste Français
Elections cantonales mars 2008
Contre le démantèlement du service public de l’Education Nationale
Le ministre Darcos supprime 11.200 nouveaux postes pour l’école pour l'année scolaire 2008/2009 appliquant ainsi les directives de N. Sarkozy qui enjoignent aux ministres de ne remplacer qu'un poste sur deux départs en retraite. Les réformes ont pour finalités essentielles, l’adaptation de l’école aux impératifs de l’économie libérale, autrement dit former à moindre frais de « l’employabilité » sauce Medef. Ce sont déjà 34 535 postes qui ont été supprimé depuis 2003. Les rapports Attali et Pochard veulent accentuer la libéralisation (précarisation de l’emploi de nombreux personnels) et l’accès au secteur privé à de nombreux domaines assurés par l’Education Nationale (orientation, formation continue, cantine, entretien,…). Un plan de suppression d’emploi de grande ampleur est à l’œuvre dans notre département et l’académie de Nice. Il faut briser le mur de silence qui entoure ce scandale ! Au niveau national le gouvernement supprime 9130 emplois d’enseignants dans l’enseignement secondaire pour la rentrée 2008, dont 3500 postes transformés en heures supplémentaires imposées.
L’académie de Nice est 26ème sur 30 pour le taux d’encadrement des élèves en collèges. Elle est dernière, [30ème sur 30 !] pour le taux d’encadrement en lycée. Le gouvernement de monsieur Falco dont les députés et sénateurs UMP ont voté le budget 2008, veut supprimer 286 postes d’enseignants pour la rentrée 2008 dans l’académie de Nice ! Tout en voulant imposer une multiplication des heures supplémentaires (équivalent de 233 postes) aux enseignants restants ! C’est une aberration complète !
Dès aujourd’hui on voit les effets des restrictions précédentes : options supprimées en collège et lycées, absences de remplaçants, fermetures de classes et classes surchargées, alors que les effectifs d’élèves augmentent surtout dans le Centre et le Haut Var. Pour la rentrée 2008 la situation continue de s’aggraver : suppressions de postes d’enseignants, suppressions d’options, fermetures de classes (décisions reportées après les élections pour les écoles primaires), …… Les élèves et les familles vont en être victimes dans des conditions d’éducation et d’effectif des classes dégradées. Les enseignants eux se voient imposer une aggravation de leurs conditions de travail. Des efforts ou innovations pédagogiques sont remis en cause.
L’école maternelle est particulièrement touchée : le ministère veut progressivement éliminer la scolarité avant 5 ans. Pourtant, la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout pour les enfants dont les parents n’ont pas fait d’études longues et ne peuvent pas « préparer le terrain » pour le CP : reconnaître des sons et des lettres, maîtriser le langage scolaire, savoir classer, etc. Préserver l’école Maternelle et particulièrement la scolarisation dés 2 ans qui doit devenir un véritable droit pour les familles qui en font la demande, c’est nécessaire.
L’investissement dans l’éducation, c’est vital !
Les communistes proposent d’augmenter le budget du ministère de l’éducation au lieu de faire des cadeaux aux plus riches et aux très grandes entreprises. Pour relever les défis de notre époque l’école a besoin d’une toute autre ambition. L’explosion du savoir, la composante intellectuelle du travail, le haut niveau de qualification qu’impliquent les métiers modernes supposent une formation tout au long de la vie qui ne peut être viable sans une formation initiale et professionnelle de haut niveau.
Pour combattre les inégalités : mettre en échec les recettes libérales!
La pénurie de moyens nationaux renforce les inégalités entre élèves, entre familles, entre territoires, entre établissements. Le gouvernement s’apprête à établir un palmarès de réussite scolaire par école, ce qui ouvrira la voie à un système d’éducation et de formation encore plus concurrentiel. Les réformes préconisées ne peuvent qu’aggraver les inégalités, conduire à une école éclatée. L’éducation est un investissement décisif pour notre pays qui mérite que les personnels, les parents, les lycéens et étudiants soient associés aux décisions capitales qui la concernent.
Les conditions d’enseignement vont s’aggraver : La proportion de fermeture de poste est plus importante dans l’éducation nationale que dans l’enseignement privé financé par l’argent public : les priorités du gouvernement sont claires ! La suppression de la carte scolaire et les réformes sur « l’autonomie des établissements » servent à mettre les établissements en concurrence, à favoriser une élite au détriment d’une formation de qualité pour tous. L’aide aux élèves en difficulté ne doit pas être supprimée ni transférée hors de l’école.
Par exemple pour lutter contre l’échec et les inégalités scolaires, c’est nécessaire de développer la formation d’enseignant, la recherche en éducation, inventer de nouvelles méthodes, aider les élèves en difficulté. Le monde de demain nécessite de former des adultes très instruits, et non pas de torpiller l’école !
Plus concrètement pour le Centre et Haut Var : : nous demandons au Conseil Général de voter le financement pour la construction du collège de Carcès en attente depuis de nombreuses années, la construction d’écoles primaires adaptées; nous refusons toute suppression de classe, d’options, de postes de professeurs de la maternelle au lycée dans un secteur en forte augmentation démographique; nous proposons la création d’ un BTS « Carrières sanitaires et sociales », d’un BTS « Tourisme » au lycée Raynouard (Brignoles) et la création d’un véritable enseignement du Provençal nécessaire à notre culture, du primaire au lycée.
Lycée par lycée, collège par collège, les Conseils d’Administration des établissements sont saisis en ce moment des Dotations Globales Horaires pour la rentrée 2008. Et malgré les efforts des chefs d’établissements pour « gérer au mieux la pénurie », les chiffres tombent. Ainsi sur au lycée Lorgues 6 suppressions de postes d’enseignant, au lycée Raynouard 4 suppressions, …..
Dans les collèges, on supprime soient des postes , soient des innovations pédagogiques, ou on augmente fortement les heures supplémentaires quand les effectifs augmentent nettement (par exemple au collège Pré de Pâques).
Dans la semaine de 25 février au 1er mars, dans plusieurs établissements à Toulon, à Brignoles et dans d’autres communes, enseignants, leurs organisations syndicales, les personnels éducatifs, les parents d’élèves se sont mobilisés et ont multipliés les démarches auprès du Rectorat.
Tout ceci montre le mensonge d’Etat que représentent les beaux discours dont l’encre est à peine sèche sur la « priorité à la formation des jeunes ».Au contraire le gouvernement multiplie les décisions qui suppriment massivement des postes, des options, des classes entières parfois. De même qu’il précarise les conditions d’exercice du métier d’enseignant. Ensemble, dans l’action, comme dans le vote lors des élections du 9 mars prochain, sanctionnons ces « saigneurs de l’école ».
pour que vous puissiez vous faire entendre
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